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NUMERIQUE — Métiers du numériqueAutomne 2026

Semaine 7 — Mon Avenir TI : l’écosystème numérique à Québec

4. Numérique public : accès, confiance, expertise et inclusion

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4. Numérique public : accès, confiance, expertise et inclusion

Repères : PDF p. 13; intervention d’Éric Caire, 23:50–35:20.

4.1. Transformer pour simplifier l’accès

Caire présente la transformation numérique de l’État comme une réponse à une société et à des générations déjà numériques. Son objectif premier est la simplification de l’accès aux services publics. Il compare une démarche nécessitant un déplacement, un bureau physique et la disponibilité d’une personne à un service accessible depuis chez soi, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, toute l’année.

Deux dimensions doivent être distinguées : l’accessibilité de la démarche et l’étendue de sa disponibilité. Il ajoute un argument économique : une prestation numérique peut coûter moins cher et dégager des ressources pour d’autres services. Ce sont des bénéfices recherchés dans son argument, sans preuve que toute transformation les atteindrait automatiquement.

4.2. Un service disponible peut rester inutilisé s’il n’inspire pas confiance

La sécurité est liée à l’accès effectif. Caire utilise l’analogie d’un lieu physique que l’on évite parce qu’on ne s’y sent pas en sécurité. Le passage peut être possible, mais la crainte empêche de l’emprunter. Un citoyen peut de même éviter un service numérique qu’il ne juge pas digne de confiance.

La chaîne à comprendre est donc : service techniquement disponible → confiance nécessaire → possibilité d’un usage réel. La cybersécurité participe à la prestation du service; elle ne peut être réduite à une contrainte extérieure qui n’aurait rien à voir avec l’expérience du citoyen.

4.3. Cybercriminalité organisée et besoin de défense

Caire décrit une cybercriminalité lucrative et de plus en plus industrialisée. Il évoque des offres criminelles regroupant des outils malveillants, des victimes potentielles et des moyens financiers, avec un montant illustratif de 50 000 $ pour une offre clé en main. Le mécanisme souligné est l’abaissement de la barrière d’entrée : il devient possible de s’appuyer sur une offre organisée plutôt que développer seul toutes les compétences.

Il présente la cybercriminalité comme la première source de revenus des organisations criminelles et affirme que ses revenus dépasseraient ceux des stupéfiants et des armes combinés. Il décrit aussi la cybersécurité comme l’un des trois plus grands défis du XXIe siècle reconnus par les gouvernements occidentaux. Le support ne fournit pas de méthode ou de source pour ces comparaisons et ce classement. Il faut les attribuer au conférencier, sans les utiliser comme des statistiques établies par ce document.

Le raisonnement reste intelligible indépendamment d’un chiffre exact : rentabilité → intérêt de davantage d’acteurs criminels → besoin accru de cyberdéfense → besoin de personnes compétentes. La demande d’expertise répond ici à un enjeu collectif de protection et de confiance, plutôt qu’au seul désir de produire de nouveaux services.

4.4. Développer une expertise et la conserver localement

L’expertise se construit sur plusieurs années d’études, éventuellement de maîtrise ou doctorat, puis de pratique. Caire la distingue d’un titre d’expert autoproclamé. Il décrit les vrais spécialistes comme rares et leur savoir comme mobile au-delà des frontières. Le défi des établissements, centres de recherche et entreprises est donc double : former des personnes et créer des conditions permettant de les retenir.

Il cite Yoshua Bengio, Mila et le prix Turing, puis ses mises en garde auprès des gouvernements au sujet de l’IA. Un participant ajoute Gilles Brassard et le domaine quantique. Les noms et distinctions déformés par l’ASR ont été rétablis avec les sources primaires de l’ACM pour le prix 2018 de Bengio et de l’Université de Montréal pour le prix 2025 de Brassard, annoncé en 2026.

Le point de l’intervention est la maîtrise humaine des technologies. Une puissance nouvelle ne signifie pas que les compétences deviennent inutiles : elle renforce le besoin de comprendre, développer et contrôler les systèmes pour qu’ils restent au service des personnes. L’allusion au quantique et une plaisanterie sur une puissance presque divine illustrent ce propos; elles ne constituent pas une démonstration ou une prédiction scientifique.

4.5. La fracture numérique : pour qui construit-on le service?

La transformation doit éviter de laisser des personnes derrière. Deux obstacles distincts sont nommés : ne pas disposer d’Internet et ne pas savoir se servir d’un ordinateur. Multiplier les services en ligne ne résout pas à lui seul ces deux problèmes. Un service doit être accessible, compréhensible et utilisable par son public.

Caire, rappelant son passé de programmeur-analyste, illustre un échec par le cheval demandé et l’éléphant livré. Des développeurs réalisent une solution qu’ils trouvent impressionnante, puis expliquent au client pourquoi elle serait meilleure que son besoin. Mais les utilisateurs ne savent pas quoi en faire. La sophistication du produit et le plaisir technique de ses auteurs ne suffisent pas à lui donner de la valeur.

La question professionnelle est de garder en vue le besoin et les personnes pour lesquelles on développe. La métaphore d’« itinérance numérique » décrit le risque d’exclusion créé par un monde de services auquel certains ne peuvent plus participer. Elle ne constitue pas une mesure statistique de l’itinérance physique. L’inclusion doit entrer dans la conception et la formation de l’expertise, plutôt que devenir un problème découvert après la livraison.

Les quatre thèmes de la diapositive se relient ainsi : accès simplifié, expertise durable, cybersécurité et fracture numérique. Un service peut échouer socialement même s’il fonctionne techniquement, s’il n’inspire pas confiance ou si une partie de son public ne peut l’utiliser.

Du service disponible à un usage possibleLa conférence relie disponibilité, confiance et inclusion. Une connexion absente, une interface incomprise ou la crainte de l’utiliser peuvent empêcher l’usage malgré le bon fonctionnement technique.Service techniquement disponibleConfiance : sécurité et compréhension de la démarcheInclusion : accès Internet et capacité à utiliser le serviceUsage réel possible : vérifier le besoin des personnes
Du service disponible à un usage possible

La conférence relie disponibilité, confiance et inclusion. Une connexion absente, une interface incomprise ou la crainte de l’utiliser peuvent empêcher l’usage malgré le bon fonctionnement technique.

Source : Ajout pédagogique du portail depuis le maître S07 du cours; aucune source brute diffusée. · 4. Numérique

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